Le 360° et ses limites
Après les challenges, voyages, stage de survie version Kho-Lanta, les sauts à l’élastique et autres inventives, place à l’évaluation à 360° qui s’est démocratisée dans bon nombre d’entreprises.
Elle permet à un manager d’être analysé en situation, par l’ensemble de son entourage professionnel (supérieurs, subordonnés, collègues …). Cela lui permet de mieux approfondir sa connaissance de lui-même, ainsi que de mesurer les décalages entre ses intentions et les conséquences induites.
Utilisée dès les années soixante par Merlin Gerin (Schneider Electric) précurseur dans beaucoup de cas en matière de management, cette évaluation a le mérite pour l’entreprise qui l’utilise en toute transparence, d’impliquer beaucoup plus l’encadrement. En effet, cela permet à chacun de s’exprimer et de fournir un état des lieux des plus réaliste en termes de potentialités car elle présente le manager en action sur le terrain.
Quelles sont les pré-requis de base pour que cette évaluation soit bénéfique : ?
- Que les cadres et les interviewés soient volontaires
- Que l’anonymat de chacun soit respecté
- Que le résultat soit absolument confidentiel
Il faut surtout que ce résultat débouche sur des préconisations précises et concrètes :
- Encouragements ;
- Proposition de formation ou d’accompagnement ...
Force est de constater que la mise en œuvre par un cabinet extérieur qui maîtrise l’exercice est beaucoup plus bénéfique.
Si le 360° a fait considérablement évoluer les modes de management, il ne faut pas oublier que la frontière entre évaluation et contrôle est très mince !
Vos témoignages seront les bienvenus !



je suis étonnée du peu de commentqires suite à ton billlet ;)
Rédigé par: Jade | le 05/09/2007 à 14:23
Opinion plutôt que témoignage sur cette méthode importée des States, non ? Le fait qu'il s'agisse d'une évaluation en situation. Très bien, puisqu'on demande à un manager d'être opérationnel. Quant aux fait que toute la chaîne (du supérieur au subordonné) soit amenée à participer à cette évaluation, je trouve que ça rend plus démocratique et représentative cette évaluation. le manager ne devant pas se contenter de dérouler la politique de l'entreprise et une théorie du management avec ses idées sur la performance, il doit savoir être à l'écoute de ceux qu'il encadre pour bien les manager. Reste à compter sur le franc jeu des futurs subordonnés lors de l'évaluation qui peuvent être amenés à saquer davantage que les collègues et supérieurs. C'est l'éternel écueil de l'âme humaine et de sa convoitise...
Rédigé par: Elise Mark-Walter | le 13/04/2006 à 09:55